Le document a été signé par le ministre d'Etat tchadien chargé des Infrastructures, Adoum Younousmi, et par les chefs rebelles de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) du général Mahamat Nouri, de l'UFDD-Fondamentale (UFDD-F), du Rassemblement des forces pour le changement (RFC) de Timane Erdimi et de la Concorde nationale tchadienne (CNT) d'Hassan Saleh al-Djinédi.
Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, ainsi que les présidents tchadien Idriss Deby et soudanais Omar el-Béchir ont assisté à la cérémonie de la signature à Syrte, à 600 km à l'est de Tripoli.
L'accord prévoit notamment un cessez-le-feu immédiat et le "total respect de la constitution tchadienne" ainsi que la libération des prisonniers des deux côtés, a-t-on ajouté de même source.
Dans une brève déclaration, le dirigeant libyen a affirmé qu'il se portait "garant" de l'application de l'accord qui avait été paraphé le 3 octobre à Tripoli, a rapporté un haut responsable libyen sous couvert de l'anonymat.
"J'espère que cet accord est le dernier pas vers la paix", a déclaré M. Kadhafi, critiquant toute tentative de "prendre le pouvoir par la force des armes" et appelant les groupes rebelles à se transformer en partis politiques.
Les mouvements armés qui ont signé jeudi l'accord de Syrte n'ont pas mené d'offensive d'envergure depuis de nombreux mois.
Mais la situation s'est tendue ces dernières semaines dans l'est du Tchad, où l'Union européenne (UE) doit commencer en novembre à déployer une force militaire. Des violences intercommunautaires ont fait au moins vingt morts à la mi-octobre et des combats ont opposé la semaine dernière d'anciens rebelles qui attendent d'être intégrés dans l'armée gouvernementale.
Face à ces tensions, le gouvernement a instauré le 16 octobre l'état d'urgence pour douze jours dans le nord et l'est du pays.