La seconde édition de cette conférence, qui vise à améliorer la condition des femmes sur le continent africain, doit réunir plus de 3.000 participants de 53 pays, ont précisé les organisatrices lors d'une conférence de presse.
Les déléguées viendront aussi bien du monde politique qu'économique, religieux, associatif ou universitaire, et débattront cette année des moyens de sortir les femmes de la pauvreté.
"La pauvreté est la cause de la violence, de la criminalité, du chômage, des divorces et de la prostitution. C'est pourquoi nous nous concentrons sur cette question", a expliqué Eno Ben-Udensi, directrice de l'association nigérienne "Glorious women", à l'origine de la rencontre. "Or, vous ne pouvez pas vaincre la pauvreté si vous n'êtes pas prêts à économiser", a-t-elle poursuivi.
"La conférence de l'an dernier avait souligné la nécessité d'élaborer des schémas d'épargne pour les femmes africaines, parce que nous savons que nous pouvons pas éradiquer la pauvreté à crédit", a renchéri Sindy Dastile, directrice de la coopérative sud-africaine Masimbonge, qui finance l'activité de vendeuses de rue.
En octobre, les participants feront le point sur les sommes économisées depuis un an. "Notre but est de créer une banque panafricaine des femmes d'ici 2010", a indiqué Mme Ben-Udensi.
Selon elle, les ministres en charge des droits des femmes en Angola, en Somalie, au Rwanda, au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC), ont confirmé leur présence, ainsi que l'écologiste kenyane Wangari Maathai, prix Nobel de la Paix 2005.