Dans une déclaration non contraignante, le Conseil a "exprimé sa préoccupation devant les retards constatés (récemment) par le secrétaire général".
Dans un rapport du 8 octobre sur la Côte d'Ivoire, M. Ban s'inquiétait du "non-respect des délais fixés" ayant entraîné "un ralentissement qui, s'il se poursuit, risque de compromettre la bonne application de l'accord" de paix inter-ivoirien de Ouagadougou.
Il demandait aux dirigeants ivoiriens, le Premier ministre Guillaume Soro et le président Laurent Gbagbo, de "prendre les mesures nécessaires pour donner un nouvel élan à l'application de l'accord de Ouagadougou" signé par eux le 4 mars.
Reprenant ce thème, le Conseil de sécurité "appelle fortement les parties à mettre en oeuvre pleinement et de bonne foi leurs engagements".
Des progrès, souligne-t-il, doivent ainsi être faits en matière d'"identification et d'inscription des électeurs sur les listes électorales", de "désarmement des combattants", de "démantèlement des milices", de "rétablissement de l'autorité de l'Etat dans tout le pays", d'"unification des deux forces armées" et de "respect des droits de l'Homme".
Après plus de quatre ans d'une grave crise politico-militaire, la Côte d'Ivoire a entamé un processus de réconciliation avec la signature de l'accord de Ouagadougou entre M. Gbagbo et son ancien ennemi M. Soro, chef de la rébellion devenu depuis son Premier ministre.
Mais le calendrier d'application de cet accord, qui prévoyait d'achever l'ensemble du processus de paix en dix mois avec l'organisation d'élections présidentielle et législatives au premier trimestre 2008, a depuis accumulé les retards, dus aux blocages politiques et aux multiples problèmes logistiques.
La plupart des observateurs internationaux estime maintenant qu'il ne sera pas possible d'organiser les élections avant fin 2008.
La déclaration du Conseil salue cependant les premières mesures d'application de certains points de l'accord, comme le déploiement de six unités mixtes, qui a permis la suppression de la zone de confiance (séparant le nord du sud) et son remplacement par des postes d'observation de l'Onuci (Opération de l'ONU en Côte d'Ivoire) le long de la ligne verte.