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Déficit d'investissement, obstacle de l'Afrique dans la recherche scientifique, selon un chercheur de l'UNESCO

Un chercheur togolais et conseiller à l'UNESCO a déploré mardi à Lomé le retard de l'Afrique dans le domaine de la recherche du fait du manque de financement accordé à ce domaine, a constaté APA.

source : Apanews




 Déficit d'investissement, obstacle de l'Afrique dans la recherche scientifique, selon un chercheur de l'UNESCO
«L'Afrique a pris du retard parce qu'elle n'a pas compris que l'investissement scientifique fait partie des investissement de développement », a déploré le professeur Komlanvi Sédoh, chercheur togolais et conseiller spécial du directeur général de l'UNESCO, dans un entretien à APA.

Les difficultés du continent noir sont liées, en plus du financement, au manque de formation, a estimé M. Sédoh à l'occasion de la tenue mardi et mercredi à Lomé des journées de réflexions sur la redynamisation de la recherche au Togo.

Les Etats ne financent pas la recherche scientifique et il leur est aussi difficile d'avoir du soutien de l'extérieur et des bailleurs.

«Si vous n'avez pas de programmes pertinents, vous n'aurez pas de financement ; or pour avoir des programmes pertinents il faut avoir des hommes », a souligné M. Sédoh pour qui la recherche est « une question d'hommes de qualité ».

« Si vous n'avez pas la masse critique de chercheurs, vous ne pouvez pas développer la recherche scientifique », a t-il soutenu.

Selon le chercheur, qui est également ancien recteur de l'Université de Lomé, former des chercheurs ne suffit pas, il faut les motiver et les valoriser.

« Il faut faire en sorte qu'un homme brillant qui s'engage dans la recherche n'aille pas dans un cul-de-sac mais émerge et fasse une carrière qui le valorise ; mais tel n'est pas souvent le cas en Afrique », a t-il déploré.

Cette situation est en grande partie, selon lui à la base de la fuite des cerveaux, « un problème très compliqué », à ses yeux.

« 20 000 africains quittent le continent pour aller dans les pays développés où ils occupent des fonctions importantes parce que les infrastructures dans nos pays ne sont pas bonnes », a expliqué le Pr Sédoh.

Il propose que les pays africains redonnent à leurs structures de recherche, des moyens, des équipements et l'organisation qui permettent aux chercheurs de produire et de rester productif sur le continent.

L'Union Africaine a demandé que les pays africains puissent consacrer à compter d'ici à 2015, 1% de leur PIB à la recherche-développement sur un continent où ce taux est largement en deçà de l'objectif de l'UA.





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