Google

Drame de l'excision: une jeune Burkinabè meurt, sept fillettes hospitalisées

Une jeune Burkinabè est morte et sept fillettes ont été admises à l'hôpital après avoir été excisées au Burkina Faso, où cette pratique est sévèrement punie par la loi depuis 1996, a-t-on appris jeudi auprès d'une organisation nationale de lutte contre l'excision.

Source: AFP




Présentation par une Africaine d'un couteau utilisé pour pratiquer des excisions
Présentation par une Africaine d'un couteau utilisé pour pratiquer des excisions
Celle qui est décédée faisait partie d'une vingtaine de filles âgées de 4 à 14 ans ayant subi l'excision dans trois villages de la commune de Pabré (à environ 20 km au nord-ouest de Ouagadougou), a indiqué à quelques journalistes Mme Aïna Ouédraogo, responsable du Comité national de lutte contre la pratique de l'excision au Burkina Faso (CNLPE).

D'après elle, l'excision a été pratiquée la semaine dernière, à une date non précisée.

Sept des fillettes, infectées, ont été admises au Centre médical de Sig Noghin de Ouagadougou.

"Il y a quatre cas où les filles ont eu des mutilations jusqu'au troisième degré, c'est-à-dire que le clitoris a été enlevé ainsi que les petites et les grandes lèvres. Les trois autres cas sont du second degré. Le clitoris et les petites lèves ont été enlevés", a de son côté expliqué Romaric Sawadogo, infirmier du centre. Les séquelles sont "irréversibles", a-t-il ajouté.

Selon Mme Ouédraogo, les filles ont été excisées par une octogénaire avec la complicité de leurs parents.

Plusieurs personnes ont été interpellées et demeuraient en détention à la gendarmerie de Pabré. Leur nombre exact n'a pas été précisé.

"Ces enfants n'arrivent pas à dire ce qu'elles ont. Elles ne veulent pas raconter leurs souffrances parce qu'on leur a dit que c'est la tradition. C'est le poids de la société", a déploré la responsable du comité anti-excision.

"C'est regrettable. Malgré nos sensibilisations, malgré nos efforts inlassables dans le combat contre l'excision, on continue à la pratiquer", et surtout aussi près de la capitale, a-t-elle dit.

Des lois adoptées depuis 1996 prévoient des peines de prison de un à cinq ans contre les exciseuses et leurs complices, mais les mutilations génitales féminines demeurent courantes au Burkina Faso, où elles sont généralement pratiquées clandestinement.


Cet article a été déjà lu 21402 fois

Accueil Accueil    Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer    Grand texte Grand texte    Petit texte Petit texte


Réagir à cet article

Nouveau commentaire :

Nom*
Adresse email* (non publiée)
Site web

Commentaire
Me notifier l'arrivée de nouveaux commentaires

Dans la même rubrique :

|1| >>

Actualité | Politique | Economie | Culture | Sports | Société | Vidéos | Afrique de l'Ouest | Afrique Centrale | Afrique de l'Est | Afrique Australe | Maghreb | Audios | Monde | radios | Clips Vidéo | Diasporas | Pub | Interview | Medium | Publicité


Inscription Newsletter
 
Médias d'Afrique
Regardez AfricaHit Music TV
Ecoutez Rfi Afrique
Ecoutez Africa N°1