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Fièvre aphteuse en Grande-Bretagne: deuxième foyer confirmé, source de la maladie en question

Les autorités britanniques ont confirmé mardi l'existence d'un deuxième foyer de fièvre aphteuse, à proximité du premier site dans le Surrey (sud-est de l'Angleterre), et ont estimé très probable que la contamination provienne d'un centre de recherches situé à proximité.

source : AFP




Fièvre aphteuse en Grande-Bretagne: deuxième foyer confirmé, source de la maladie en question
Le ministre britannique de l'Environnement, Hilary Benn, avait annoncé dans la matinée que les tests effectués sur le bétail abattu dans un deuxième élevage avaient démontré que celui-ci était également affecté par la maladie.

Ce deuxième foyer de contamination se trouve à l'intérieur du périmètre d'exclusion de trois kilomètres entourant l'exploitation située près du village de Normandy (Surrey), à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Londres, où avait été détecté le virus vendredi.

Le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (Defra) a ensuite confirmé l'information et précisé que des mesures de contingentement seraient mises en place autour de ce deuxième élevage dans la journée.

Un périmètre d'exclusion de trois kilomètres et un périmètre de surveillance de 10 km avaient déjà été imposés autour de la première ferme, et autour du site de Pirbright, à quelques kilomètres des deux exploitations, où se trouve un laboratoire de recherche animale soupçoné d'être la source de la contamination.

A Pirbright, les experts de l'Agence de veille sanitaire (HSE) ont concentré leurs recherches sur Merial Animal Health, un laboratoire pharmaceutique privé spécialisé dans les maladies animales et l'Institut de la santé animale (IAH), un établissement de recherche public.

Dans un rapport préliminaire publié dans la soirée, l'Agence de veille sanitaire a estimé qu'il y avait une "forte probabilité" que la contamination provienne de l'un des deux sites, sans être en mesure de préciser lequel.

Toutefois les soupçons semblaient plutôt se porter sur le site de Merial invité "à ne pas manipuler d'agents pathogènes vivants" alors que l'institut gouvernemental peut fonctionner normalement.

Le rapport laisse aussi entendre que les déplacements humains étaient sans doute à l'origine de cette contamination.

Plusieurs agriculteurs se sont plaints mardi de voir des promeneurs arpenter des chemins -censés être interdits- en pleine zone de protection.

Le rapport estime en revanche "négligeable" l'hypothèse d'une dissémination par le vent ou l'eau qui a stagné en certains endroits après les inondations qu'a connu la région.

Les deux laboratoires avaient exclu lundi toute défaillance "à ce stade" de la sécurité biologique de leurs installations.

Le site "fonctionne selon les standards internationaux les plus élevés et nous avons entière confiance en l'intégrité de nos activités", avait indiqué David Biland, le directeur opérationnel de Merial, détenu par les groupes américain Merck et français Sanofi-Aventis.

Pour M. Benn, la découverte d'un deuxième foyer est d'abord la preuve que les mesures énergiques adoptées par le gouvernement produisent leur effet, tandis qu'environ 200 animaux ont déjà été abattus dans les deux fermes touchées.

"Cela montre que les mesures que nous avons prises dans les zones de protection et de surveillance ont fonctionné pour identifier ce nouveau cas", a jugé le ministre. "C'est à l'intérieur de la zone de protection et cela montre la nécessité de rester vigilant".

Réagissant à la publication du rapport, le Premier ministre Gordon Brown a indiqué que les autorités poursuivaient un "effort déterminé pour répondre à toutes les questions soulevées au cours des derniers jours" et réaffirmé que tout devait être fait pour "contrôler, endiguer et éradiquer" cette maladie.

L'Union européenne avait aussi entériné le plan britannique interdisant toute exportation de bétail et de produits animaux vers l'UE et plusieurs autres pays avaient suspendu leurs importations.

La dernière épizootie de fièvre aphteuse, entre février et septembre 2001, avait traumatisé le pays : 2.030 cas avaient été identifiés et entre 6,5 et 10 millions d'animaux avaient été abattus, puis incinérés.


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