L'école sénégalaise si proche de l'année blanche : Les enseignants grévistes boycottent les compositions et examens

Les menaces qui pèsent sur l'année scolaire sont de plus en plus réelles. L'Intersyndicale de l'enseignement décide d'observer une grève de 72 h, les 17, 18 et 19 avril. En attendant, c'est le boycott, depuis hier, des évaluations, examens et compositions et une série de débrayage les 14, 15 et 16 avril est retenue.

Source : Walfadjri




L'école sénégalaise si proche de l'année blanche : Les enseignants grévistes boycottent les compositions et examens
A quel jeu jouent les autorités en charge de l'éducation ? Voilà une question qui taraude l'esprit des syndicalistes, regroupés au sein de l'Intersyndicale de l'enseignement, composée de dix-sept organisations. En conférence de presse, hier, les camarades de Mamadou Diop 'Castro' ont affiché leur étonnement de voir le ministère de l'Education procéder à la programmation des évaluations au moment où ils ont opté de marquer 'une période d'observation', afin 'de permettre aux centrales syndicales, médiateurs et autres chefs religieux de faire leur travail afin que l'on arrive à un résultat concret pour l'ouverture des négociations', explique Mamadou Diop 'Castro'.
Seulement, de l'avis du coordonnateur de l'Intersyndicale, 'en lieu et place, le gouvernement se précipite pour programmer les évaluations'. Une attitude que le leader syndical assimile 'à une campagne hypocrite déclenchée par le ministre de l'Education'. Une campagne qui les surprend et qu'ils n'entendent pas laisser passer. La détermination des syndicalistes est d'autant plus réelle que 'notre bonne volonté ne converge pas avec la mauvaise volonté exprimée par le ministre de l'Education', regrette Mamadou Diop 'Castro'.
Faisant qu'ils ont été obligés de faire recours à un plan d'action intérimaire pour apporter une riposte. Laquelle serait à la hauteur de la 'provocation'. Ainsi les enseignants grévistes de l'Intersyndicale ont décidé hier de boycotter les évaluations, examens et les compositions dont le déroulement est prévu entre les 15, 16 et 17 avril. En plus de cela, les membres de l'Intersyndicale appellent à une série de débrayage les 14, 15 et 16 avril. Des débrayages qui seront observés à partir de 9 h. Ce plan d'action intérimaire sera bouclé par une grève de 72 heures, les 17, 18 et 19 avril, 'en attendant que la commission technique convoquée pour le 15 avril détermine la suite à donner à ce plan d'action', fait savoir le coordonnateur de l'Intersyndicale de l'Enseignement.


Jeudi 10 Avril 2008

Lu 32580 fois


1.Posté par evelyne Mané le 11/04/2008 11:17
Voilà ce à quoi on s'attend si on craint les organisations syndicales. La réalité c'est que les syndicats sont dirigés par des responsables politiques qui décrétent de manière unilatérale et abusive des grèves sans autre forme de motivation que politiques. Le gouvernement du Sénégal a fait très sincèrement ce qu'aucun gouvernement de pays sous développé n'ose faire pour son secteur de l'Education. Et c'est en ce moment précisèment que les menaces de grèves sont les plus rythmées. C'est même à s'y perdre avec ces lobbys syndicaux, pyromanes des temps modernes, grands maîtres chanteurs et de plus d'illustres irresponsables incapables d'apporter des solutions aux problèmes qui se posent à leur secteur d'activité.
Au sénégal, les syndicalistes sont simplement à côté de la plaque et c'est vraiment dommage. Ils ont une singulière compréhension du syndicalisme.

2.Posté par Abdou Salam le 14/04/2008 00:13
La situation que les syndicalistes veulent mettre l'école sénégalaise doit être dénoncé vigoureusement par les sénégalias dans leur écrasante majorité. Ces syndicats sont à la solde de partis politiques tapis dans l'ombre parceque tout simplement ils ne sont pas présent à l'assemblée nationale. Le fait de ne pas avoir 4 ou 5 députés, donne t-il le droit de prendre les enfants en otages ?

3.Posté par bobis le 21/04/2008 11:02
abdou & evelyne,

savez-vous au moins quels sont les doléances des enseignants?

le problème de l'ensignement au Sénégal et en Afrique en général est un gros problème, pas simple à gérer.... et ceux qui sont en responsabilité dans les décissions et leur mise en oeuvre devraient fair l'apprentissage du management participatifs simplement... c'est à dire prendre le temps de concertation et associer tous les acteurs de l'éducation à l'élaboration d'une politique équilibrée simplement....
aujoud'hui même la France est confrontée à ce handicap illustré par l'incapacité de son gouvernements à instaurer une véritable dialogue de patenariat avec le corps enseignants..

NB : autant c'est un secteur stratégique du pays, autant cela serait très intéressant de regarder les salaires des enseignants en général... sur ce point, voir le site de l'édutucation nationale...
J'ai été assez surpris de la faiblesse de salaire des enseignants lorsque que l'on connait le coût de la vie au Sénégal... mais la grosse frustation reside sur les faits.... augmentation exponentielle du salaires des députés et avantages divers et variés lorsque que l'on sait que cela pouvait attendre au profit de secteur stratégique beaucoup plus nécessiteux.... question de priorité hélas..

Afin, dénier la possibilité de corporation de presenter leur doléances est contre-productif en l'absence d'une véritable dialogue sociale....
courage!!!!!!



3A Télésud: Les Etats-Unis d'Afrique par Babacar BA


LONACI: CASHNET


PUBLICITE



Téléchargez Diasporas


Live Radios



Souvenir





Inscription Newsletter
 

Recherche sur Afriklive

S'identifier