A quel jeu jouent les autorités en charge de l'éducation ? Voilà une question qui taraude l'esprit des syndicalistes, regroupés au sein de l'Intersyndicale de l'enseignement, composée de dix-sept organisations. En conférence de presse, hier, les camarades de Mamadou Diop 'Castro' ont affiché leur étonnement de voir le ministère de l'Education procéder à la programmation des évaluations au moment où ils ont opté de marquer 'une période d'observation', afin 'de permettre aux centrales syndicales, médiateurs et autres chefs religieux de faire leur travail afin que l'on arrive à un résultat concret pour l'ouverture des négociations', explique Mamadou Diop 'Castro'.
Seulement, de l'avis du coordonnateur de l'Intersyndicale, 'en lieu et place, le gouvernement se précipite pour programmer les évaluations'. Une attitude que le leader syndical assimile 'à une campagne hypocrite déclenchée par le ministre de l'Education'. Une campagne qui les surprend et qu'ils n'entendent pas laisser passer. La détermination des syndicalistes est d'autant plus réelle que 'notre bonne volonté ne converge pas avec la mauvaise volonté exprimée par le ministre de l'Education', regrette Mamadou Diop 'Castro'.
Faisant qu'ils ont été obligés de faire recours à un plan d'action intérimaire pour apporter une riposte. Laquelle serait à la hauteur de la 'provocation'. Ainsi les enseignants grévistes de l'Intersyndicale ont décidé hier de boycotter les évaluations, examens et les compositions dont le déroulement est prévu entre les 15, 16 et 17 avril. En plus de cela, les membres de l'Intersyndicale appellent à une série de débrayage les 14, 15 et 16 avril. Des débrayages qui seront observés à partir de 9 h. Ce plan d'action intérimaire sera bouclé par une grève de 72 heures, les 17, 18 et 19 avril, 'en attendant que la commission technique convoquée pour le 15 avril détermine la suite à donner à ce plan d'action', fait savoir le coordonnateur de l'Intersyndicale de l'Enseignement.