Les commerçants vont pouvoir procéder à des augmentations allant jusqu'à 20% sur les prix de plusieurs biens et services comme le sucre, l'huile, le savon, ou encore les factures téléphoniques, précise le Herald.
Les vendeurs de produits agricoles pourront également augmenter le prix des graines de maïs et d'insecticide.
C'est la première fois que le gouvernement autorise de telles augmentations, depuis la fin du mois de juin, quand il avait ordonné aux commerçants de diviser les prix par deux et de les geler à ce niveau, afin de juguler l'hyperinflation, estimée à un niveau record de plus de 5.000%.
Cette mesure avait entraîné une chute de la production, de nombreuses usines estimant ne plus pouvoir faire face à leurs coûts, et les étagères des supermarchés s'étaient vidées.
Le ministre de l'Industrie, Obert Mpofu, a reconnu que "des efforts concertés devraient (...) être portés sur les moyens d'améliorer l'approvisionnement en produits de base sur le marché", selon le Herald.
En juin, en annonçant les mesures de gel des prix, le ministre avait accusé les commerçants de comploter avec les ennemis occidentaux du régime pour entraîner la chute du président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 27 ans.
Plus de 12.000 commerçants, qui ne s'étaient pas soumis au gel des prix, ont été arrêtés depuis l'introduction de la mesure. La plupart ont été relâchés après avoir été condamnés à payer une amende.
Le Zimbabwe s'enfonce depuis huit ans dans une récession caractérisée, outre l'inflation record, par un chômage de l'ordre de 80% et un effondremnt de la production.