M. Machar, vice-président du Sud-Soudan, a indiqué avoir appris auprès de la LRA que Joseph Kony serait présent lors de la signature, reportée la semaine dernière à la demande des rebelles et que la cérémonie se tiendrait comme prévu.
"Ils m'ont dit qu'il serait là", a affirmé M. Machar depuis Juba, la capitale du Sud-Soudan.
"Je m'attends à ce qu'il vienne", a-t-il ajouté.
M. Machar a dit ne pas pouvoir fournir de "garanties", mais que Joseph Kony s'était toujours rendu par le passé à Ri-Kwangba, localité du sud du Soudan à la frontière entre ce pays et la République démocratique du Congo (RDC).
"Demain il signe l'accord de paix, je l'espère, ensuite nous l'emmenons à Juba. Le 14, le président (ougandais) vient et le signe", a ajouté le médiateur.
La signature de l'accord de paix entre le gouvernement ougandais et la LRA était initialement prévue le 5 avril, mais a été retardée à la demande des rebelles, qui ont invoqué l'absence d'infrastructures de base au Sud-Soudan.
"Il n'y a pas de toilettes, pas même une seule tente", avait dit le principal négociateur de la LRA pour les négociations de paix à Juba, David Matsanga. "On ne peut pas s'attendre à ce que les gens signent sous un arbre".
M. Machar a qualifié ces propos de "balivernes", soulignant que le Soudan fournissait nourriture et installations.
Les pourparlers entre Kampala et la LRA, qui visent à mettre fin à plus de 20 ans d'une guerre civile brutale, ont débuté en juillet 2006.
Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de près de deux millions de personnes.
La LRA est accusée de multiples atrocités perpétrées contre des civils, assassinats, mutilations, torture, viols et enlèvements notamment d'enfants contraints de combattre ou transformés en esclaves sexuels.
Fin février, Kampala avait annoncé avoir conclu avec la LRA un accord de désarmement, de démobilisation et de réinsertion sociale des rebelles, dernière étape avant la signature d'un accord de paix définitif.
Joseph Kony a toutefois récemment annoncé qu'il refuserait de signer l'accord tant que la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye n'aurait pas levé les mandats d'arrêt lancés contre lui en 2005.
Le président ougandais Yoweri Museveni a de son côté promis aux responsables de la LRA de leur éviter un procès devant la CPI, à la condition qu'ils signent l'accord de paix définitif.