PANNES D’ELECTRICITÉ À DAKAR : Les délestages donnent encore du tournis aux populations

Au moment où il est question d’électrifier les zones encore obscures du pays, les délestages ont encore refait surface à Dakar. Ces pannes d’électricité causent non seulement d’énormes déboires au niveau des ménages, mais aussi des pertes économiques chez les commerçants et handicapent les ouvriers dans leur travail.

Pendant qu’on parle d’électrifier les zones encore obscures de notre pays, les zones éclairées dont Dakar et sa banlieue souffrent une fois de plus de la recrudescence des délestages intempestifs. Ces perturbations sur le réseau seraient dues à un déficit de la production d’énergie de la Sénélec. Mais aussi deux machines de 90 mégawatts de la société d’électricité sont en maintenance selon le ministre de l’énergie.




PANNES D’ELECTRICITÉ À DAKAR : Les délestages donnent encore du tournis aux populations
Handicap des délestages

Il est 15 h aux environs de la Médina. Le soleil impitoyable lâche ses rayons sur les passants. Les véhicules rutilants comme vétustes se disputent la minuscule chaussée. À la rue 6 x 19 un crochet à la boucherie «, ‘ le Mbotté » nous a permis de constater visu la viande à l’état de pourrissement. Selon Ndarw Fall le boucher, les pannes d’électricité causent une grosse perte aussi bien en terme économique que matériel. Avec les délestages le boucher risque de perdre près de 300000 f. Même son de cloche pour les menuisiers d’à côté. Ce sont des ouvriers entrains d’observer un congé non payé qui se désolent de la situation. « Le panne d’électricité est un handicape dans la mesure nous nous travaillons à base d’électricité. Et ça peu nous causer des problèmes avec nos clients ». Pour ses trois dames assises devant chez elles à la rue 19 x 10, bavardant à qui mieux- mieux. L’une d’elles avec un bébé sur le dos, Thiané Sèye de nous confier « nous sommes fatigués avec ses délestages car nous avions l’habitude de faire le marché pour une longue période, mais là sans électricité, les condiments risquent de moisir dans les réfrigérateurs, nous sommes dans l’obligation de le faire au jour le jour. Alors que cela revient plus cher ». Ces délestages n’épargnent pas le travail de Petit le tôlier qui parfois utilise l’électricité. Les élèves non plus ne sont pas ménagés par les délestages. Ils ne peuvent plus réviser à certaines heures, en plus des grèves incessantes. En attendant, les Sénégalais ont du mal à voir la lumière au bout du tunnel. Ils sont obligés de s’éclairer à l’aide de bougie.


Jeudi 05 Juin 2008

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1. Posté par Alfa le 10/06/2008 16:02
Une mise à point pour éclairer l'esprit des sénégalais. Il y a des phénomènes qu'on crée et d'autres s'imposent par la nature des choses. En 1987, j"ai voyagé dans beaucoup de pays africains. Ce problème de courant était un événement dont on ne parlait plus. C'est courant et tout le monde est habitué. De plus si nous nous prendre supérieurs aux autres, non seulement nous n'aurons pas de satisfaction, mais nous serons débousolés. La cause est du à la distribution du courant dans tout le pays. Avant c'était seulement Dakar et les villes qui étaient servis, mais le sénégal ne s'arrete pas aux villes. De plus l'électrification rurale est une base de développement économique. Il ne faut pas qu'on panique. C'est normal.

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