Le Conseil a salué l'exposé lundi de l'émissaire de l'ONU en Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, mais n'a pas fait de commentaire sur sa proposition de renforcement de la force de paix de l'Union africaine dans ce pays.
La force de paix de l'UA, l'Amisom, "doit rester opérationnelle et son efficacité renforcée", a dit l'émissaire de l'ONU.
Dans un rapport publié le 8 novembre, M. Ban avait estimé que le déploiement d'une force de l'ONU n'était pas "une option réaliste et viable" et préconisait plutôt d'envisager "d'autres options", dont l'envoi d'une force multinationale composée par une coalition de pays volontaires.
Le Conseil a aussi exprimé sa "grande préoccupation" sur la situation humanitaire en Somalie. Il a appelé "toutes les parties en Somalie à assurer un accès sans entrave à toute l'aide humanitaire et à remplir leur responsabilité et leurs obligations en vertu du droit humanitaire international".
L'UA souhaite déployer 8.000 hommes au total en Somalie pour aider à stabiliser le pays après 16 ans de guerre civile. Mais l'Amisom, déployée depuis mars à Mogadiscio, est en sous-effectif et sous-financée. Cette force ne compte aujourd'hui que 1.600 à 1.700, en provenance d'Ouganda.
L'UA souhaite que l'ONU prenne le relais de l'Amisom à la fin de son mandat, fin 2007.
La Somalie, pays de la Corne de l'Afrique, est en guerre civile depuis 1991. La capitale, Mogadiscio, est le théâtre d'attaques meurtrières constantes depuis la débâcle, il y a dix mois, des islamistes, qui ont perdu les régions qu'ils contrôlaient depuis la mi-2006, du fait d'une offensive de troupes éthiopiennes venues soutenir le gouvernement de transition somalien.
L'ONU est déjà intervenue en Somalie, au début des années 90, et en garde un douloureux souvenir: l'opération s'était soldée par un fiasco avec la mort de 151 Casques bleus.