"Le taux d'inflation annuel pour le mois de juillet, mesuré par l'indice général des prix à la consommation, s'est établi à 7.634,8%, soit une progression de 383,7 points par rapport à juin", selon le CSO.
Mais l'inflation mensuelle a ralenti, passant de 86,2% en juin à 31,6% en juillet, souligne le CSO.
C'est la première fois que le gouvernement zimbabwéen publie les chiffres de l'inflation depuis mai, quand le taux officiel était de 3.714% pour avril, et l'annonce a été accueillie avec soulagement par le ministre des Finances.
"Nous sommes évidemment heureux que l'inflation diminue. Je suis particulièrement heureux que l'inflation mensuelle ait diminué", a déclaré à l'AFP Samuel Mumbengegwi.
Le 28 juin, le gouvernement avait ordonné aux commerçants de diviser les prix par deux et de les geler à ce niveau, dans le but de ralentir l'hyperinflation.
Depuis, plus de 12.000 commerçants qui ne s'étaient pas pliés à la mesure ont été arrêtés. La plupart ont été relâchés après le versement d'une amende.
"Le gouvernement est le régulateur global de l'économie et en tant que gouvernement nous n'hésiterons pas à réguler l'économie", a assuré le ministre des Finances.
En mars, le gouverneur de la Banque centrale, Gideon Gono, avait comparé l'inflation galopante de ce pays à la pandémie du VIH-sida. Des économistes estiment que le taux d'inflation est sous-estimé par le gouvernement et qu'il dépasse les 10.000%
Le Zimbabwe, autrefois grenier à grains de l'Afrique, s'enfonce depuis huit ans dans une récession caractérisée par, outre l'inflation, un taux de chômage de l'ordre de 80%, d'importantes pénuries et un effondrement de la production.